Catastrophe naturelle et assurance

De nos jours, et malgré l'évolution toujours constante des nouvelles technologies, il est toujours impossible d'annoncer l'arrivée d'une catastrophe naturelle chez soi. Ainsi, les risques et les dégâts conséquents d'une catastrophe naturelle peuvent rarement être évités et donc amoindris. Mais alors, on peut légitimement se poser certaines questions lorsqu'on est confrontés à ce genre de situation. Comment minimiser les dégâts ? Comment faire réparer sa maison ? Qui paie pour les dégâts au sein de notre logement ? Comme à son habitude, homeus a décidé de répondre à l'ensemble des questions que vous pourrez vous poser. En plus des réponses, nous avons décidé de vous donner quelques conseils pour que vous gériez au mieux ce type d'incident qui peut être catastrophique.


C'est quoi une catastrophe naturelle ?

Dans un premier temps, il semble pertinent de définir réellement ce qu'est une catastrophe naturelle. En effet, cette définition est parfois floue. Pourtant, elle s'avère être très explicite finalement. Une catastrophe naturelle représente tout simplement les incidents causés par la nature. Mais là encore, cette dénomination comporte beaucoup d'exemples.


. Les tempêtes

. Les inondations

. Les glissements de terrain

. Les avalanches

Et bien d'autres catastrophes...


peuvent donc être considérées comme des catastrophes naturelles. Pourtant, il existe quelques "sous-catégories" aux catastrophes naturelles. Parfois, certaines instances peuvent parler "d'intempéries". C'est notamment le cas parfois pour les tempêtes, les orages forts ou encore les chutes de neige voire de grêle. Il peut d'ailleurs arriver que les inondations soient classées comme des intempéries, et non des catastrophes naturelles. Même si cela peut sembler relever du détail, il est au contraire possible que cette dénomination change énormément de choses au moment où vous devrez être indemnisé par votre compagnie d'assurance. La plupart du temps, c'est le devoir du maire de votre commune de décréter l'état de "catastrophe naturelle". Si vous subissez de lourds dégâts, c'est donc de ce côté qu'il faudra vous tourner.


Quelques chiffres

Avant de vous expliquer comment être indemnisé après avoir subi une catastrophe naturelle, il semble nécessaire de se pencher sur quelques chiffres qui concernent ces dernières. Ainsi vous y verrez plus clair et, surtout, vous verrez à quel point on sous-estime leur présence dans le quotidien de beaucoup de Français.


. 93.7 millions

Si ce chiffre semble énorme, vous pouvez tout de suite être rassuré. Il n'est relié que de manière lointaine aux catastrophes naturelles. En effet, il s'agit tout simplement du nombre de foyers protégés par la prime "Cat Nat". En 2019, cette prime comptait pour environ 1,71 milliard d'euros d'indemnisations au total.


. 690 millions d'euros

Là encore, ce chiffre est impressionnant. Mais impressionné, vous le serez encore plus quand vous saurez de quoi il s'agit. Ce chiffre représente simplement le coût global des dégâts causés par des inondations en 2019. Ce chiffre peut d'ailleurs augmenter jusqu'à 870 millions d'euros lorsqu'on passe aux dégâts causés par la sécheresse. Vous voyez donc que les catastrophes naturelles peuvent être à l'origine de dégâts extrêmement importants.


. +46 %

Vous aurez sans doute compris de quoi il s'agit même avant d'avoir lu l'explication de ce chiffre. Entre 2000 et 2020, le risque d'arrivée d'une catastrophe naturelle a augmenté de presque 50 %. Cela peut naturellement s'expliquer par la dégradation grandissante du réchauffement climatique. Petit à petit, le climat se dérègle et nous le fait durement savoir ! Dans l'Hexagone, sur l'année 2020, ce n'est pas moins de 1.600 évènements de ce genre qui ont eu lieu sur le territoire. Un record.


. 2003

C'est certainement cette année-là que la France a connu sa plus terrible catastrophe naturelle. En effet, en 2003, une vague de chaleur frappe l'entièreté de l'Hexagone. Au total, près de 15.000 personnes (pour la plupart des personnes âgées) trouveront la mort cet été là. Heureusement, les nouvelles technologies viennent nous prêter main forte pour que ce genre de choses n'arrive plus jamais.


Comment prévenir les catastrophes naturelles ?

Vous en avez pris l'habitude désormais, homeus vous donne des conseils pour protéger au mieux votre domicile. Même si bien sûr, il est impossible de contrôler les forces naturelles, il est possible de limiter au maximum les dégâts causés par les catastrophes naturelles sur votre domicile. Bien évidemment, cela dépend du type d'intempérie auquel vous êtes confronté. Toutefois, en suivant ces quelques conseils, vous pourrez sauver un maximum de chose à votre logement.


#1 Réagir à un cas de tempête

Lorsqu'une tempête violente survient, il est nécessaire dans un premier temps de se mettre à l'abri. S'il vous l'est demandé, vous pourrez quitter les lieux pour vous mettre en sûreté. Ne vous attardez pas chez vous, prenez seulement le nécessaire et partez. Si vous devez rester chez vous, il faudra bien sûr fermer l'ensemble de vos fenêtres, portes et volets. Ne prenez surtout pas la voiture pour vous rendre où que ce soit. Vous ne connaissez pas la puissance de cette tempête et donc il se pourrait que vous rencontriez de gros problèmes sur la route.


Concernant votre mobilier, rentrez vos objets extérieurs (salon de jardin, outils...). Cela évitera qu'il ne s'envolent ou ne s'abîment. Si vous le pouvez, rentrez également dans un garage vos véhicules pour que eux aussi ne soient pas dégradés par les fortes rafales de vent. Enfin, si vous n'êtes pas chez vous, n'allez pas vous réfugier dans une forêt ou près d'un littoral. Si vous êtes en ville, faites attention aux chutes d'objets venant, par exemple, d'étages au-dessus de vous.


#2 Réagir à un cas de tremblement de terre

C'est un risque que l'on minimise encore beaucoup trop. Pourtant, depuis quelques années maintenant, les tremblements de terre se font de plus en plus fréquents au sein de l'Hexagone. Si vous voulez minimiser les risques, deux options s'ouvrent alors à vous :


. Si vous êtes à l'intérieur

Etre à l'intérieur ne vous protège pas plus que si vous étiez dehors. Il faut donc suivre quelques conseils. Collez-vous à un mur porteur ou encore abritez-vous sous un meuble solide (bureau, table...). Ainsi, si des pans de plafonds se détachent vous serez protégé. Faites également attention à vous éloigner des fenêtres. Une fenêtre qui explose, c'est le risque de recevoir des éclats de verre. Si le séisme se déroule la nuit, ne bougez surtout pas. Restez sur place et protégez-vous avec vos oreiller.


. Si vous êtes à l'extérieur

Bien évidemment, un séisme est presque impossible à planifier. Il est donc probable que vous vous trouviez à l'extérieur lorsqu'il arrivera. Pas de panique ! Dans un premier temps, éloignez-vous des lignes électriques. Elles pourraient s'effondrer et occasionner des incidents. Pour les mêmes raisons, ne restez pas à côté des arbres ou encore des installations fragiles, susceptibles de s'écrouler comme des petits bâtiments ou encore des ponts. Vous pouvez vous rendre dans ce qu'on appelle une "zone libre", comme un champ ou un stade. Evitez les forêts. Accroupissez-vous et mettez les mains sur la tête en attendant que ça passe.


#3 Réagir à un cas de feu de forêt

Certaines habitations sont plus assujetties aux incendies. C'est notamment le cas des logements situés près de grandes forêts. Si vous êtes situé à proximité d'un bois, certains de ces conseils pourraient vous être utiles. En moyenne, près de 37 % des incendies de forêt sont allumés volontairement. 30 % ont été démarrés involontairement par des particuliers. En 2018, ce n'est pas moins de 5.124 hectares boisés qui sont partis en fumée. Si vous voulez connaître la marche à suivre lors d'un incendie, n'hésitez pas à suivre notre article conseil ici.


Si vous investissez dans une habitation proche d'une forêt, vous serez soumis à certaines obligations. Vous devrez notamment débroussailler les abords de votre logement. Cela évitera à l'incendie de se propager le plus rapidement qu'il pourra. Autre conseil, évitez bien évidemment de stocker des manières rapidement inflammables comme le bois, le fuel ou encore le butane. Enfin, pensez à éviter de faire brûler quoi que ce soit entre avril et septembre. Les fortes chaleurs estivales notamment peuvent rendre votre feu incontrôlable. Un incident est donc très rapidement arrivé.


Comment être indemnisé ?

Lorsqu'on est confronté à une catastrophe naturelle chez soi, on peut souvent être plus que démuni au moment de faire le bilan des dégâts. Et ce, peu importe leur gravité. Une fois l'incident passé, une seule question nous viendra en tête : "Comment faire pour me faire indemniser ?"

C'est quoi l'état de catastrophe naturelle ?

Afin d'être indemnisé, il faut d'abord que l'état de catastrophe naturelle soit déclaré. Pour cela, les communes touchées par les catastrophes naturelles doivent effectuer une demande auprès du Gouvernement. Par un arrêté ministériel, l'Etat reconnait donc l'était de catastrophe naturelle ainsi que les zones touchées par la catastrophe.


Quel contrat d'assurance ?

Mais alors, une fois que l'état de catastrophe naturel est déclaré, encore faut-il posséder le bon contrat d'assurance et être couvert convenablement. Ce qu'il faut savoir dans un premier temps, c'est que la garantie catastrophes naturelles est obligatoirement présente lorsque vous souscrivez à un contrat multirisques. La plupart du temps, votre assureur ne peut d'ailleurs absolument pas refuser de vous couvrir pour ce type d'incidents naturels. Toutefois, il est bon de faire attention. Les assurances de base, type « garantie risques locatifs » pour les locataires ou « responsabilité civile automobile », ne sont pas concernées. Vérifiez donc bien que vous faites partie des assurés concernés par une indemnisation.

De la même manière, vérifiez quels sont vos biens qui sont couverts. En effet, il se peut qu'ils ne le soient pas tous. Pensez donc à vérifier l'ensemble des détails avec votre compagnie d'assurance.


Quels dégâts couverts ?

Généralement, c'est l'arrêté ministériel qui définit la nature des dommages pris en compte par les assurances. Les biens couverts par votre assurance seront donc indemnisés s'il est prouvé que la dégradation de vos biens provient bel et bien de la catastrophe survenue. En revanche, les revenus "indirects" notamment de relogement resteront la plupart du temps à votre charge. Faites bien attention aux détails. Par exemple, si l'un de vos appareils électriques est détérioré suite à une coupure de courant, même si elle est causée par la catastrophe, ne pourra pas vous être indemnisé.

En revanche, il vous sera remboursé si votre appareil est submergé suite, par exemple, à une inondation. Il faudra donc être précis sur l'ensemble des dégâts causés par la catastrophe chez vous.

En plus de cela, vous serez amené la plupart du temps à payer une franchise. Cette franchise représente une somme de 380 euros pour ce qui concerne les habitations. Elle peut monter jusqu'à 1 520 euros si la catastrophe est liée à une sécheresse ou à une réhydratation des sols.


Comment se faire indemniser ?

Car voici certainement la partie qui vous intéresse le plus ! Après avoir été confronté à une catastrophe naturelle, chacun a envie de voir les dégâts chez soi remboursés et réparés le plus rapidement possible. Mais alors, comment faire pour avoir accès à une indemnisation rapide ? Une fois l'état de catastrophe naturel décrété et publié dans les journaux, vous aurez un délai de dix jours pour déclarer le sinistre à votre assurance. Il faudra que vous prépariez votre déclaration en réalisant notamment une liste de l'ensemble de vos biens. A cette liste, vous devrez joindre les preuves de la valeur et de l'état de vos affaires notamment avec des factures ou encore des photographies. Gardez donc vos objets endommagés, ils seront examinés par l'expert envoyé par votre compagnie d'assurance. Vous recevrez une provision sur les indemnités dans les deux mois qui suivent la remise de l'état estimatif des dommages subis, ou la publication de l'arrêté si celle-ci est postérieure. L'indemnisation complète doit intervenir au bout de trois mois.